AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Winter & Hyacinthe — Negative space in a negative world

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

Invité

Invité

MessageSujet: Winter & Hyacinthe — Negative space in a negative world Mer 24 Aoû - 20:05

Toutes ces lumières qui encerclent le paradis, sont-elles semblables à celle des rues ? Parfois j’imagine que ce n’est qu’un endroit banal, juste un endroit sympa sans en faire de trop. J’ignore à quel point je me sentirais mal dans de tels rayonnements. Tous les hommes sont à la recherche de l’éclat des anges, imaginé d’une telle perfection que s’en serait ennuyeux. Car c’est bel et bien dans l’ombre que nous respirons enfin car elle permet de faire tomber le masque dans les plus noires obscurités. J’imagine que c’est vrai, que le paradis est entouré de lumières et que son cœur est à l’ombre : là où tous les hommes peuvent souffler et être eux même. Peut-être que c’est l’enfer, toutes ces lumières… Ma raison me dictait de rester sous les réverbères et voir le danger. Mon cœur sait qu’il est inutile de le voir, il me suffira de le sentir venir. Le parfum de l’angoisse grignotait lentement mes pensées et si dormir était un calvaire, je savais que ce n’était qu’une histoire de psyché.

Les semelles de mes chaussures sont usées à tel point que je sentais la moindre irrégularité de l’asphalte. Comme la gazelle dans la jungle en harmonie avec sa terre, je percevais le danger. Après avoir traversé Chinatown semblable à une véritable décharge à ces heures-ci. J’ai calé sous le bras des cartons abandonnés par les commerçants. Les nuits sont fraiches et c’est toujours chouettes de construire des cabanes, en plus j’ai trouvé des caramboles. Puis enfin mon quartier de prédilection, auprès de ces rues oubliées par la vie ou plutôt épargnées par celle-ci. Quelque chose me faisait toujours aussi mal après toutes ces années. J’ai pensé que ce chagrin allait s’enfuir, qu’il me laisserait cloué dans ma paire de bottes et face à la réalité. Pourtant, c’est toujours là… Cette convoitise. Je les vois désormais à travers leurs vitres. Ils ne prennent même pas la peine de fermer les volets. Leurs silhouettes se dessinent autour d’une table ou devant la télévision au creux d’un canapé surpeuplé. Je peux même voir ce qui les divertie à l’écran : la roue de la fortune et pour d’autre un téléfilm bien célèbre.

Qu’est-ce que tu fiches là, Hippolyte ? Encore à rêvasser…

J’entends sa voix maintenant, elle me sermonne sans cesse. A force d’être seul je me répète ses vieux discours, au moins ils me tiennent compagnie. Pourtant dans mon refuge qui n’a rien à voir avec Macadam Street de New-York, l’odeur nocturne des canalisations se dissipait peu à peu. Ne restait plus que l’angoisse dans ce tourbillon olfactif j’étais près à lourder mes viscères si je n’étais pas à ce point réticent à l’idée de dégobiller et anéantir mon dernier pull. C’était un joli tricot et il me tenait bien chaud par-dessus mon tee-shirt usé. Je l’avais échangé contre des bobards bien trouvés.

J’ai échoué à mon emplacement habituel, cela fait quelque jour que j’ai trouvé ce coin confortable à la bouche d’un gymnase, il faut dire que les nuits sont fraiches malgré la saison. Je n’ai eu qu’à lever le bout du nez pour remarquer les étoiles et tous ces signes que je refuse de voir : le monde n’a pas besoin de moi. Etrangement, je suis devenu une étoile. Un faisceau de lumière m’éblouissait et grimaçant je me suis replié sur moi-même. La dernière fois j’ai été ainsi fusillé d’éclat, c’était en pleine nuit dans mon lit du temps chez les Blum quand les flics m’ont embarqué comme un malpropre…

Je n’ai rien fait… J’ai tout fais.
Alors je parle plus fort. Au diable les murmures d’enfant.

— Hey, Je n’y vois plus rien, là ! Qu’est-ce qu’il se passe ?

Je fais des signes des bras. J’ai un pauvre air sauvage, mais rien d’un lion. Je suis une fichue gazelle dans ce désert de plus en plus petit.

— J’partirai sans faire d’histoire, je l'jure...

Lame torche ou lumière d’un smartphone, en tout cas ça réveille l'insomniaque que je suis. Il faut dire que je ne suis pas à la pointe de la technologie en vivant à MiseryCity…

T’as beau être un homme, tu reste cet enfant là…
Revenir en haut Aller en bas
avatar



> messages : 98
> points : 0
> avatar : jennifer morrison, la femme qui vend du rêve et qui est parfaite.
> crédits : tag, avatar.
> pseudo : enyo.
♡ statut civil : célibataire. Tu n'as pas réellement eu de petit ami depuis longtemps, juste des relations qui ne mène à rien alors au lieu de t'emmerder avec un mec, tu préfères passer ton temps au boulot, ça t'évite de trop penser.
> études/métiers : tu travailles en tant que flic. Le fait qu'on t'a fait du mal sert à vouloir pourrir les autres ordures qui sont dehors. Tu veux sauver les gens même si toi tu ne l'as pas été
> à savoir sur moi : tu fais le ménage trois fois par semaine +, tu as adopté un chien et un chat qui s'entende à merveille +, tu es allergique à la tomate, au basilic et au menteur +, tu adores cuisiner, tu pourrais y passer tes journées +, tu ne sors plus jamais sans ton arme de service, c'est devenu ta défense personnelle +, tu fais les courses que le soir, il y a moins de monde + avant que tu manges, tu jettes du sel au-dessus de ton épaule droite, il paraît que ça porte bonheur +, tu te lave toujours avant de descendre boire ton café, tu aimes être propre pour le petit-déjeuner +, tu fais sonner ton réveil vingt minutes avant, le temps d'émerger +, tu aimerais avoir des ailes alors ton film préféré est Peter Pan, lui au moins vole et ne grandit pas +, tu es accroc à ton cellulaire, il te quitterait pour rien au monde +, tu n'aimes pas les légumes, mais tu en manges quand même pour te forcer +, tu rêves d'être maman + tu fais craquer tout tes muscles avant de te coucher +, tu as des pantoufles licornes + tu prends toujours le même shampoing, depuis ton adolescence, tu n'as pas changé

MessageSujet: Re: Winter & Hyacinthe — Negative space in a negative world Sam 27 Aoû - 11:58

Tu travaillais de nuit, qu'est-ce que tu n'aimais pas, tu détestais ça, mais les ordres sont les ordres, enfin, tu n'obéis que quand tu es au boulot, sinon, tu n'en fais qu'à ta tête. Lampe en main, tu parcours les rues plus ou moins fréquentés à la recherche d'éventuel suspect ou des dealers, enfin toute la petite racaille que tu ne peux pas supporter, bien sûr, tu as ton arme de service sur toi, ainsi que ta plaque et ta matraque qui ne t'a pour l'instant, jamais servie et tu espérais ne jamais devoir t'en servir. Les rues avaient une odeur d'égout, mélangé aux excréments qui traînaient sur le trottoir, tu avais même des hauts de cœur quand tu tombais nez à nez avec ce SDF que tu voyais régulièrement, tu ne sais pas pourquoi, ni comment, mais tu souhaitais l'aider, à chaque fois, il te filait entre les doigts, la peur sûrement. Tu t'avances doucement, pensant qu'il dort. « Hey, Je n’y vois plus rien, là ! Qu’est-ce qu’il se passe ? ». Tu baisses ta lampe en regardant l'homme en question, oui, c'était lui. « Je m'appelle Winter Carlson, je fais des rondes ». Tu expliques ce que tu fais là, tu ne veux pas l'effrayer et encore moins, le faire fuir. « J’partirai sans faire d’histoire, je l'jure... ». Tu frottes ton visage, avait-il quelque chose à se reprocher ? Tu allais le savoir bien assez tôt. « Je vais vous demander de me suivre s'il vous plaît, ne vous inquiétez pas, ce n'est pas grave ». Tu espères qu'il va te suivre, tu espères qu'il n'a pas trop peur, mais maintenant qu'il est là, tu comptais bien t'en occuper jusqu'à retrouver sa famille, il en a bien une, tu en étais certaine.
Made by Neon Demon
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://ohana.forumgratuit.ch/t202-winter-je-suis-l-etincelle-qui-met-le-feu-au-poudre-et-qui-va-t-exploser

Invité

Invité

MessageSujet: Re: Winter & Hyacinthe — Negative space in a negative world Dim 28 Aoû - 9:10

Mes yeux ne pouvaient se détacher de cet objet. Je fixais cette matraque avec défiance, comme si je n’avais pas même envisagé qu’elle puisse porter une arme à feu. Je n’avais jamais été mordu par une balle brulante d’un revolver, mais tabasser ça… J’en avais souvenirs des plus amers. Je ne ferais pas d’histoires c’était une promesse des plus sincère, mais qui tiens compte de la parole des pauvres ? Je ne chercherais pas les embrouilles, j’étais davantage du genre à me défiler, je savais que je n’avais aucune chance de m’en sortir sur ce terrain là. Les problèmes je les attirais parfois, malgré moi. Comme s’il était évident que je n’étais qu’un pauvre être insignifiant que personne ne viendrait jamais réclamer. Il y avait quelque chose de tragique à cet excès de solitude, mais aussi de magnifique. N’être personne et devenir n’importe qui… N’importe quoi… La policière avait une voix ferme dénuée cependant d’agressivité à mon égard. Lorsqu’elle me demanda de la succéder, je soupirais faiblement en ouvrant mon sac pour ranger le peu que j’avais pu éparpiller autour de moi. Je pliais maladroitement l’un des cartons que j’essayais de fourrer à l’intérieur et prend les autres sous le bras. Je me suis penché pour prendre l’emballage d’un mars qui restait là, je ne crois pas qu’il soit à moi de toute manière… Place nette. Je le glissais dans ma poche et j’espérai connaître bien mieux les rues que cette femme afin de m’enfuir à la première occasion.

— Où est-ce qu’on va ?

Au poste de police peut-être, pourtant elle a dit que rien n’était grave. Depuis quand puis-je faire confiance aux forces de l’ordre ? Ils me traitent comme un criminel et les nuits les plus horribles de ma vie je les ai passés près d’eux. Ce moment d’angoisse où j’espérais tant être relâché et puis la porte qui s’ouvre pour laisser entrer les blouses blanches qu’ils avaient contactée pour m’emmener loin de toute forme de liberté. Pourquoi est-ce qu’elle m’arrêtait ? C’était complètement fou, je m’étais fait aussi discret que cela en est possible. J’étais assez mal à l’aise, mes difficultés à me projeter dans des mensonges faces à la police étaient troublantes. Comme si la réalité était là, me serrait brutalement par la gorge pour me réveiller. Je n’avais pas bougé de ma place après avoir assemblé mes affaires, je voulais savoir dans quel piège elle tentait de me pousser cette si magnifique chimère argentée.

— Je n’y comprends rien…

Revenir en haut Aller en bas
avatar



> messages : 98
> points : 0
> avatar : jennifer morrison, la femme qui vend du rêve et qui est parfaite.
> crédits : tag, avatar.
> pseudo : enyo.
♡ statut civil : célibataire. Tu n'as pas réellement eu de petit ami depuis longtemps, juste des relations qui ne mène à rien alors au lieu de t'emmerder avec un mec, tu préfères passer ton temps au boulot, ça t'évite de trop penser.
> études/métiers : tu travailles en tant que flic. Le fait qu'on t'a fait du mal sert à vouloir pourrir les autres ordures qui sont dehors. Tu veux sauver les gens même si toi tu ne l'as pas été
> à savoir sur moi : tu fais le ménage trois fois par semaine +, tu as adopté un chien et un chat qui s'entende à merveille +, tu es allergique à la tomate, au basilic et au menteur +, tu adores cuisiner, tu pourrais y passer tes journées +, tu ne sors plus jamais sans ton arme de service, c'est devenu ta défense personnelle +, tu fais les courses que le soir, il y a moins de monde + avant que tu manges, tu jettes du sel au-dessus de ton épaule droite, il paraît que ça porte bonheur +, tu te lave toujours avant de descendre boire ton café, tu aimes être propre pour le petit-déjeuner +, tu fais sonner ton réveil vingt minutes avant, le temps d'émerger +, tu aimerais avoir des ailes alors ton film préféré est Peter Pan, lui au moins vole et ne grandit pas +, tu es accroc à ton cellulaire, il te quitterait pour rien au monde +, tu n'aimes pas les légumes, mais tu en manges quand même pour te forcer +, tu rêves d'être maman + tu fais craquer tout tes muscles avant de te coucher +, tu as des pantoufles licornes + tu prends toujours le même shampoing, depuis ton adolescence, tu n'as pas changé

MessageSujet: Re: Winter & Hyacinthe — Negative space in a negative world Mer 7 Sep - 15:08

Être flic a toujours était ta vocation, arrêter les méchants, te faire passer pour un super-héros est pour toi, une puissante dose d'adrénaline, tu remercies tes parents de toujours avoir cru en toi et te pousser à faire ce que tu voulais vraiment et là, tu faisais ton travail en aidant celui que tu croisais depuis un certain temps maintenant, ça serait provisoire, mais au moins, tu ferais une bonne action. « Où est-ce qu’on va ? ». Tu ne t'empêches pas de sourire, il était paumé et c'est de ta faute, seulement, il allait devoir faire avec. « Chez moi ». Tu lâches en tournant la tête pour voir s'il te suit et bizarrement, il ne s'oppose pas, il te suit même de son plein gré, comme quoi, les sans domiciles fixes ne sont pas tous des méchants, certes, il est peut-être voleur ou dealer, mais pour l'instant, c'est le cadet de tes soucis. « Et ne t'inquiète pas, je ne vais pas te violer ». Là, tu rigoles. Tu essaies de le détendre et de détendre l'atmosphère parce que ce n'est pas assez marrant à ton goût. « Je n’y comprends rien… ». Tu ne réponds rien, d'ailleurs, tu es arrivée chez toi, là, tu espères qu'il ne s'enfuit pas. « On est arrivés ». Tu ouvres la porte et tu attends qu'il rentre en premier, tu ne veux pas qu'il t'échappe.
Made by Neon Demon

_________________



when virtue and modesty enlighten her charms, the lustre of a beautiful woman is brighter than the stars of heaven, and the influence of her power it is in vain to resist.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://ohana.forumgratuit.ch/t202-winter-je-suis-l-etincelle-qui-met-le-feu-au-poudre-et-qui-va-t-exploser

Contenu sponsorisé


MessageSujet: Re: Winter & Hyacinthe — Negative space in a negative world

Revenir en haut Aller en bas
 

Winter & Hyacinthe — Negative space in a negative world

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Double Negative Jobs
» [JOB] Singapour Double Negative
» Space Battleship Yamato
» Longitude négative, je sèche ......
» input a$ n'accepte pas les caractères -/:,?.;space etc....

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
OHANA :: ALWAYS HAVE FUN :: some memories :: les rps-